Objectif 6

Canada : 11e sur 41 pays

 « Promouvoir le plein emploi productif et un travail décent pour tous »

CIBLE 8.5
Parvenir au plein emploi productif et garantir à toutes les femmes et tous les hommes un travail décent.


LA PARTICIPATION DES PARENTS AU MARCHÉ DU TRAVAIL

  • Au Québec en 2011, et selon les données les plus récentes disponibles, les taux d’emploi des personnes de 25 à 54 ans ayant au moins un enfant de moins de 6 ans étaient de 88,6 % pour les hommes et 73,6 % pour les femmes (Figure 6.1).
  • Les taux d’emploi des femmes ayant de jeunes enfants ont augmenté considérablement au cours des 35 dernières années, de sorte que l’écart dans les taux d’emploi entre les femmes et les hommes avec enfants a fortement diminué.
  • Une comparaison des taux d’emploi des parents dans les régions du Grand Montréal révèle des différences importantes selon la région : les femmes et les hommes de 25 à 54 ans qui avaient des enfants de moins de 6 ans occupaient moins souvent un emploi rémunéré dans la région de Montréal comparativement à l’ensemble du Québec et comparativement à Laval et la Montérégie.
  • Le fait de vivre en couple ou d’être monoparental a un impact important sur les taux d’emploi des parents : dans toutes les régions, les mères monoparentales ont des taux d’emploi inférieurs à celles vivant en couple. C’est vrai aussi pour les hommes.

Figure 6.1

Taux d’emploi des personnes âgées de 25 à 54 ans vivant dans un ménage ayant au moins un enfant de moins de 6 ans, selon le sexe et la situation familiale, ensemble du Québec, Montréal, Laval et Montérégie, 2011.

SOURCE : Statistique Canada, données du recensement de 2011, rapportées dans : Conseil du statut de la femme (2015). Portrait statistique : Égalité Femmes — Hommes (Montréal, Laval et Montérégie)

FEMMES

HOMMES

la conciliation Famille-travail : Un grand défi

  • L’Observatoire des tout-petits rapporte qu’en 2014 au Québec, 129 190 parents se sont prévalus du Régime québécois d’assurance parentale, une hausse de 25 % par rapport à 2006. L’augmentation a été particulièrement marquée chez les pères, avec une hausse de 57 %, comparativement à une hausse de 6 % chez les mères.
  • Selon l’Enquête québécoise sur l’expérience des parents d’enfants de cinq ans et moins de 2015, 54 % des parents montréalais avaient « jamais ou rarement » l’impression d’avoir suffisamment de temps libre pour eux-mêmes; le pourcentage est de 55 % pour l’ensemble du Québec.
  • 20 % des parents montréalais ont confié avoir « souvent ou toujours » l’impression de manquer de temps pour leurs enfants, une proportion plus faible que celle de 25 % pour l’ensemble du Québec.

CIBLE 8.6
D’ici à 2020, réduire nettement la proportion de jeunes non scolarisés et sans emploi ni formation. 


Les jeunes déscolarisés

Au Québec en 2013-2016, on dénombrait 1 487 500 jeunes de 15 à 29 ans : 54 % d’entre eux, soit un peu plus de 800 000, n’étaient plus aux études.

  • Sur les quelque 800 000 jeunes qui n’étaient plus aux études, 186 800 étaient des « NEET », c’est-à-dire qu’ils n’étaient ni en emploi, ni aux études, ni en formation.

    Autrement dit, en 2013-2016 au Québec 12 % des jeunes de 15 à 29 ans n’étaient ni en emploi, ni aux études, ni en formation.

    Parmi les 186 800 jeunes n’étant ni en emploi, ni aux études, ni en formation, 17 % étaient âgés de 15 à 19 ans, 38 % étaient âgés de 20 à 24 ans et 45 % étaient âgés de 25 à 29 ans.
  • 9 % des jeunes de 15 à 29 ans n’étaient plus à l’école et n’avaient pas de diplôme d’études secondaires (DES).

    Il s’agit d’une amélioration par rapport à 1992-1995 alors que 15 % des jeunes étaient déscolarisés et sans DES.

    Dans le reste du Canada, les taux étaient moins élevés qu’au Québec : 6 % des jeunes en 2013-2016 étaient déscolarisés et sans diplôme.

    Les taux au Québec et au Canada sont inférieurs à ceux qu’on observe, en moyenne, dans les pays de l’OCDE.

Travail des jeunes, santé et décrochage scolaire

  • Selon L’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire de 2010-2011, 15 % des élèves du secondaire qui occupaient un emploi rémunéré durant leurs études ont mentionné avoir un niveau élevé de détresse psychologique, sans toutefois rapporter de diagnostic d’anxiété ni de dépression.

    Cette proportion est plus importante chez les élèves qui cumulaient 16 heures travaillées et plus par semaine (27 %), par rapport à 20 % parmi ceux qui travaillaient moins de 11 heures ou ceux qui n’avaient pas de travail rémunéré.

    Ce constat vaut pour les filles et les garçons, mais est plus marqué chez les filles.
  • Chez les jeunes du secondaire, 21 % des garçons qui travaillaient de 1 à 10 heures par semaine présentaient un risque élevé de décrochage scolaire ; cette proportion est de 41 % chez ceux qui cumulent plus de 21 heures de travail. Chez les jeunes filles, les pourcentages sont, respectivement, de 13 % et 24 %.