Objectif 10

Canada : 37e sur 41 pays

« Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives aux fins du développement durable »

CIBLE 10.1

Réduire sensiblement, partout dans le monde, toutes les formes de violence et les taux de mortalité qui y sont associés.

CIBLE 10.2

Mettre un terme la maltraitance, l'exploitation et la traite, et toutes les formes de violence et de torture dont sont victimes les enfants.


Au Québec en 2014-2015, les Directions de la protection de la jeunesse ont reçu 86 861 signalements

  • De ce nombre, 12 795 signalements provenaient de la Montérégie et 12 223 de Montréal. En comparaison, 296 680 enfants de moins de 18 ans vivaient en Montérégie et 355 651 Montréal*.
  • À Laval, 3 098 signalements ont été reçus sur une population de 85 184 enfants.
  • 40 % des signalements reçus ont été jugés fondés et ont donc été retenus.
  • La négligence ou le risque de négligence comptaient pour le tiers des signalements retenus chez les enfants de moins de 18 ans ; viennent ensuite les abus ou risques d’abus physiques et les mauvais traitements psychologiques.
  • Au Québec, les signalements reçus pour les moins de six ans ont progressé chaque année, passant de 37 pour 1 000 en 2007-2008 à 52 pour 1 000 en 2015-2016.


    Les signalements retenus chez les tout-petits ont augmenté, mais de façon
    moins prononcée que les signalements reçus. La négligence ou le risque sérieux de négligence constituent les motifs de rétention des signalements les plus fréquents chez les moins de 6 ans.

* NOTE : Les signalements pour Montréal regroupent les données du Centre jeunesse de Montréal, qui fournit des services à la clientèle francophone, et des Centres de la jeunesse et de la famille Batshaw, qui desservent la population anglophone et la communauté juive.


Les homicides familiaux sont des événements  gravissimes, mais rares : en 2014 au Québec, 5 enfants de moins de 18 ans ont été tués dans des circonstances d’homicides familiaux. Sur une période de 10 ans, ce sont 58 enfants qui ont ainsi trouvé la mort au Québec. 

MONTRÉAL EST PARMI LES GRANDES VILLES OÙ LA VIOLENCE FAMILIALE ENVERS LES ENFANTS EST LA PLUS IMPORTANTE AU CANADA

  • Dans la région métropolitaine de recensement de Montréal en 2015, 1 852 victimes de violence familiale ont été déclarées à la police parmi les moins de 18 ans, soit un taux de 282 cas pour 100 000 chez les filles et de 199 cas pour 100 000 chez les garçons (Figures 10.1).

    Ces taux sont parmi les plus élevés lorsqu’on compare Montréal à d’autres régions métropolitaines au Canada.

    Les taux dans d’autres régions métropolitaines au Québec sont encore plus élevés qu’à Montréal.

LES SIGNALEMENTS AUX DIRECTIONS DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE EN 2015-2016.

  • En 2015-2016, les directions de la protection de la jeunesse au Québec ont reçu 87 800 signalements.
  • De ce nombre, 34 911 signalements ont été retenus.
  • 29 856 enfants ont fait l’objet d’au moins un signalement retenu.


Figure 10.1

Victimes de violence familiale déclarées à la police parmi les enfants de moins de 18 ans (taux/100 000), selon la région métropolitaine de recensement et le sexe de la victime, 2015

QUÉBEC


CANADA

 SOURCE : Burczyckam M. et S. Conroy (2017). La violence familiale au Canada : un profil statistique, 2015. Juristat. Statistique Canada, Numéro 85-002-X

VIOLENCE ET INTIMIDATION

  • Selon l’Enquête québécoise sur la satisfaction des jeunes au secondaire menée en 2010-2011, 40 % des élèves du secondaire à Montréal ont déclaré avoir été victimes d’au moins une forme de violence, soit à l’école, soit sur le chemin de l’école ou soit par cyberintimidation.

    Il s’agit d’un pourcentage plus élevé que celui de 36 % pour l’ensemble du Québec.

    Les garçons sont proportionnellement plus nombreux que les filles à déclarer avoir été victimes de violence interpersonnelle : 48 % contre 33 %.

    Les élèves de 1re et 2e secondaire sont, en  proportion, plus nombreux que ceux des 3e à 5e secondaire à déclarer avoir été victimes  de violence interpersonnelle.

    Les élèves en milieu défavorisé sont, en proportion, plus nombreux à être victimes de violence ou à manifester des comportements d’agressivité indirecte.
  • À Montréal en 2010-2011, 40 % des élèves du secondaire ont déclaré avoir subi de la violence dans leurs relations amoureuses au cours des 12 mois précédant l’enquête.

    Les filles sont proportionnellement plus nombreuses
     que les garçons à déclarer subir une forme  de violence de la part de leur partenaire : 48 % contre 31 %.

PLUS DU TIERS DES ÉLÈVES DU SECONDAIRE DISENT AVOIR ÉTÉ VICTIMES DE VIOLENCE