Objectif 5

Canada : Pas de classement

 « Réaliser l’égalité des sexes et RENFORCER LES CAPACITÉS DES FEMMES ET DES FILLES »

CIBLE 5.1
Mettre fin dans le monde à toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles.


À Montréal, au Québec, comme ailleurs au Canada, des inégalités subsistent entre les femmes et les hommes, et entre les filles et les garçons.

Chez les enfants, les inégalités peuvent prendre diverses formes et sont souvent imputables à la persistance des stéréotypes de genre, que ce soit à la maison, à l’école, dans les activités de sport et loisirs, ou dans les relations interpersonnelles.

Tout au long des chapitres de cet ouvrage, nous avons porté une attention particulière aux différences entre les sexes. Pour l’objectif de développement durable concernant l’égalité entre les sexes, nous avons retenu deux enjeux directement reliés aux cibles définies par l’UNICEF : le premier concerne l’accessibilité des filles et des garçons aux études supérieures ; le deuxième concerne la violence dont les filles et les garçons sont victimes.

 

Chaque année, les femmes sont majoritaires parmi les nouveaux titulaires d’un baccalauréat.

  • En 2016 au Québec, 11 % des femmes et 14,7 % des hommes âgés de 25 à 64 ans n’avaient aucun diplôme, ce qui témoigne de l’important rattrapage des femmes en matière de scolarisation.

    À Montréal, 8,6 % des femmes âgées de 25 à 64 ans n’avaient aucun diplôme, comparativement à 8,9 % des hommes, une différence statistiquement non significative.

    À Laval et en Montérégie, les écarts entre les sexes sont statistiquement significatifs. À Laval 8,4 % des femmes n’avaient aucun diplôme, comparativement à 16,4 % des hommes. En Montérégie, 10,2 % des femmes n’avaient aucun diplôme, comparativement à 15,4 % des hommes.
  • Après une baisse temporaire entre 2011 et 2012 du nombre de nouveaux titulaires du baccalauréat de la formation générale des jeunes, un bond exceptionnel de 13 % a été réalisé entre 2012 et 2013, de sorte que, sur la période 2011-2015, le taux de croissance annuel moyen a été de 2,4 % (Tableau 5.1).
  • Partout au Québec, les femmes sont majoritaires parmi les nouveaux titulaires du baccalauréat de la formation générale des jeunes.

 

Tableau 5.1

Diplômés au baccalauréat en formation générale des jeunes ayant fait leurs études secondaires au Québec, ensemble du Québec et régions administratives de Montréal, Laval et Montérégie, 2011 et 2015.

SOURCE : Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES), 2016.

  • En 2015, on comptait 29 732 nouveaux titulaires d’un baccalauréat ayant fait leurs études secondaires au Québec : 62,2 % des titulaires étaient des femmes.
  • Malgré certains progrès en matière de diversifications des domaines d’études, les hommes continuent d’être proportionnellement plus nombreux que les femmes à obtenir un baccalauréat dans les domaines des sciences pures et appliquées, et ce, quelle que soit la région de résidence.

    Au Québec en 2015, 34 % des nouveaux diplômés ont obtenu un baccalauréat en sciences pures et appliquées, comparativement à seulement 10 % des nouvelles diplômées.

    Chez les femmes comme chez les hommes, les diplômés en sciences sociales étaient les plus nombreux, mais une plus grande proportion de femmes que d’hommes ont obtenu un baccalauréat en sciences sociales : 69 % des nouvelles diplômées, comparativement à 56 % des nouveaux diplômés.

Plus de 80 % des victimes d’agressions sexuelles sont des filles

CIBLE 5.2
Éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles dans les sphères publique et privée. 

 

  • Au Québec en 2014, environ 3 500 infractions sexuelles ont été rapportées aux forces policières (Figure 5.1).

    Les cas d’agressions sexuelles, de contacts sexuels et les leurres d’enfants au moyen d’un ordinateur sont les infractions les plus fréquentes.

    Pour chacune des catégories d’infractions sexuelles, les filles sont plus susceptibles d’être victimes que les garçons.

    Au chapitre des agressions sexuelles, les différences sont très marquées entre les garçons et les filles : les filles représentaient plus de 80 % des victimes d’agressions sexuelles, soit 1 575 filles comparativement à 333 garçons.
  • Chez les moins de 6 ans, l’agression sexuelle représente le principal type d’infraction sexuelle commise : 242 cas d’agression sexuelle ont été déclarés au Québec en 2014 (Figure 5.2).
  • Dans le cas des contacts et incitations à des contacts sexuels, l’auteur de l’infraction est le plus souvent une connaissance de l’enfant. C’est seulement dans les cas de leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur qu’un étranger s’avère le principal protagoniste.

Figure 5.1

Victimes d’infractions sexuelles (nombre) selon le type et le sexe de la victime, jeunes de moins de 18 ans, ensemble du Québec, 2014.

 SOURCE : Direction de la prévention et de l’organisation policière. (2016). Infractions sexuelles au Québec. Faits saillants. 2014. Québec, ministère de la Sécurité publique 

Figure 5.2

Victimes d’infractions sexuelles (nombre) selon le type et l’âge, ensemble du Québec, 2014.

 SOURCE : Direction de la prévention et de l’organisation policière (2016). Infractions sexuelles au Québec. Faits saillants. 2014. Québec, ministère de la Sécurité publique.

NOTE : Les contacts sexuels et les incitations aux contacts sexuels ne concernent que les jeunes âgés de moins de 16 ans. Il s’agit de l’âge de la victime au moment de la déclaration de l’infraction; la victime peut donc avoir été plus jeune au moment où elle a subi les gestes sexuels.